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Les feuilles
Les projets sont établis en fonction du choix de
la monture qui détermine la taille, l'envergure ainsi que la composition
générale de la feuille, qu'elle soit peinte, en dentelle ou brodée
de paillettes.
En ce qui concerne les matières, les différentes peaux
(velin, chevreau,…) ont été peu à peu abandonnées en raison de la difficulté de
s'en procurer. (Pour information, l'appellation " peau de cygne " désigne en fait
la plus belle qualité de peausserie venant du chevreau). On
utilise aujourd'hui le papier, la soie, le taffetas, l'organza, les acétates,
le satin, la dentelle aux fuseaux, à l'aiguille ou mécanique, les plumes... Les
thèmes picturaux sont les plus souvent repris des bergeries, pastorales et idylles
dans le goût du XVIIIème siècle, ou inspirés de l'Art Nouveau : femmes, libellules,
amours, motifs floraux, paysages ou scènes de la vie quotidienne. Toutefois, toutes
créations figuratives ou abstraites peuvent être envisagées selon leurs destinations.
Les feuilles sont préalablement travaillées selon
un patron, aussi bien par le peintre que par les dentellières, pailleteuses
et brodeuses. Le plissage s'effectue à l'aide du moule à plisser.
Seule la décoration finale est faite après le plissage. Le patron
détermine la composition d'ensemble et nécessite une bonne connaissance
des opérations de plissage et montage qui suivent, pour qu'un visage
ne soit pas coupé, qu'un motif particulier ne tombe pas sur l'arête
ou dans le creux d'un pli… La feuille est ensuite coupée aux dimensions
déterminée par la monture. Le montage s'effectue en collant chaque
brin au centre d'un pli en laissant libre le suivant pour permettre
à l'éventail de se refermer.

Orientaliste : peinture à la gouache
sur soie. |

Le plissage |
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Monture en nacre goldfish, dentelle au fuseau.
La colle à tissu est appliquée au pinceau sur chaque brin.
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